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      "Harvard Dad" court toujours...

      « Harvard Dad » court toujours...

      Sur l'artère principale de Chinatown, prendre le bus 30 pour la Marina, quartier très chic, au bord de la plage - côté baie- et au pied du Golden Gate bridge. C'est là que l'on trouve les jeunes cadres (très) dynamiques en plein jogging, moulés dans leurs T-shirt « Yale », « California» ou « Harvard Dad ».
      Depuis la plage on voit le cercle de la baie, Alcatraz au centre, Berkeley et Sausalito en fond. Notre mission du jour : traverser le Golden Gate Bridge à pied pour éprouver sa hauteur... et sa longueur ! la traversée (à l'aller) a duré 45 minutes ( !) - en marchant vite à cause du vertige. A droite, les voitures et les immenses camions américains vous doublent à toute vitesse, le vent venu du Pacifique vous siffle aux oreilles... mais la silhouette des gratte-ciel de San Francisco commence à apparaître à gauche : et c'est magnifique !

                                                 

      Arrivée de l'autre côté, on s'assoit pour admirer la vue : un immense bateau de croisière est sorti du port et passe lentement sous le pont pour que les touristes qu'il transporte aient le temps de prendre des photos. De petits hélicoptères rouges et noirs virevoltent entre les câbles du pont.

                                                 

      Venant du Pacifique un tout petit nuage joue avec la première tour du pont. C'est le moment de rentrer avant que le brouillard (véritable seconde peau de San Francisco) ne s'empare des lieux. Au fur et à mesure qu'on avance, il s'approche ; il va très vite, poussé par le vent. Le pied à peine posé de l'autre côté, toute l'armature métallique rouge avait disparu dans la brume ! Il a fait tout d'un coup très froid. Pour parfaire l'ambiance, le pont s'est mis à sonner comme une corne de brume pour avertir les bateaux de sa présence.

        

                      

       

        

      On accélère le pas le long de la Marina, transis de froid ... « Harvard Dad », « Yale » et « California » continuent imperturbables leur jogging en short !

       



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      Publié à 07:59, le 28/11/2007 dans Carnet de Californie , San Francisco
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      Que faire avec un ours doré ? ... Et avec un Michael Jackson en porcelaine ?

       

      Que faire avec un ours doré ?

      Sur Sproul PLaza, à l'intérieur du campus, au sommet d'une colonne, il y a un gros ours doré, emblème de l'université. On le retrouve sur la poitrine de tous les étudiants, décliné en polo, sweat-shirt à capuche et débardeur. Mais il est aussi utilisé par la majeure partie des associations étudiantes et trouve sa place jusque dans l'organisation de la vie sur place. Cela donne :

      « Go Bears » : slogan de l'équipe de foot de l'université.


      « Gay Bears » : l'association des étudiants homosexuels.


      Et « Bears Transit » : qui ne nous alerte pas sur la possible traversée du campus par des ours, c'est le nom donné aux bus qui desservent l'université.

      Belle introduction au parc national que je visiterai dans quelques jours, où l'on nous prévient de ranger toute nourriture dans des coffres pour ne pas attirer... les ours !

       

      ...Et avec un Mickael Jackson en porcelaine ?

      C'est ma découverte du jour au SF MOMA, le musée d'art moderne de San Francisco. Vous trouverez cette statue, taille un peu plus grande que nature, au dernier étage, dans la collection permanente du musée.

                                                           


      Plus sérieusement, j'y ai visité (aussi) une exposition de photos sur le tremblement de terre de 1906, terreur des californiens, régulièrement prévue et à laquelle ils échappent pour l'instant. Ce sont des images impressionnantes d'une ville dont tout l'axe semble s'être décalé en une secousse : symétrie branlante très perturbante.
       

                                            

                                                            (Photo by Hulton Archive/Getty Image)

       



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      Publié à 04:30, le 28/11/2007 dans Carnet de Californie , San Francisco
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      "HOW BERKELEY CAN YOU BE ?"

      « How Berkeley can you  be ? »

         C’est le nom d’une parade annuelle dans cette ville-campus de l’autre côté de la baie de San Francisco. Le but est  de traverser la ville dans la tenue la plus extravagante ou la plus minimale  possible... Cela représente assez bien le mythe de cette partie de la  Californie, même si la concurrence sur les campus universitaires fait taire un  peu ce vent de folie hérité des années 60’s- 70’s.

         

         J’ai été hébergée ici, près des  pelouses et des bâtiments à l’architecture « Parthénon » de  l’université. Cela m’a permis de côtoyer le monde délirant de Changement de  décors de David Lodge et d’accéder  rapidement à San Francisco via le BART (le train qui passe sous la baie). J’y  ai passé quelques jours avant de partir pour notre longue traversée en  direction du parc national du Yosemite, à la frontière avec le Nevada.

         

         J’ai commencé ma visite par le  tour obligé de Telegraph avenue, longue rue qui part de la porte de  l’université et longe presque le fameux « people’s park » de la  contestation estudiantine des années dorées de Berkeley. On peut s’y faire  tatouer, piercinger, acheter toutes sortes de pipes pour mélanges détonants,des jouets érotiques de toutes les couleurs (et même fluorescents dans la  nuit !), des boucles d’oreilles en plume... Anciens soixanteshuitards,  babs et marginaux du nouveau millénaire y côtoient les étudiants et les  vendeurs de burgers. C’est  un  endroit où l’on est obligé d’afficher « No shoes no service » (pas de  chaussures, pas de service) dans les cafés et les bus... tradition hippie du  retour à la terre oblige !

       

      Si vous y faites un tour, demandez des  nouvelles des célébrités du coin dont « Pink man » qui  traverse les rues de Berkeley sur un monocycle, habillé en costume, capuche et  cape moulants roses depuis des années... et qui participe bien sûr chaque année  à la parade « How Berkeley can you be ? »

      ... On m'a dit qu’en habitant ici on devient souvent « berzerkeley » (fou-dingue de Berkeley, mot composésur le verbe courant « to go berserk » : devenir fou furieux et le  nom de la ville de Berkeley.)

       

       

       

       



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      Publié à 03:34, le 23/11/2007 dans Carnet de Californie , Berkeley
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